dimanche 1 janvier 2012

Sex pictures, 1992, Cindy Sherman


Dans cette série, ce n'est pas sa personne que l'artiste photographie mais des mannequins de plastiques auxquels elle fait prendre différentes postures pour amener son sujet dans une dimension très sexuelle.
Les photographies de cette série sont pour la plus grandes majorités des représentations de femmes.
Elle joue avec les différents angles et postures des mannequins pour faire du corps de la femme un pur objet, réduite en un unique orifice.






History Portraits, 1988, Cindy Sherman

Afin de donner une nouvelle orientation à son travail, Cindy Sherman se tourne vers des classiques de l'histoire de l'art qu'elle parodie. L'artiste reprend les codes des peintures des maitres ( tons des couleurs, postures des personnages, expressions, habits... ) afin de les détourner.
La plupart des clichés de cette série sont alors construit à partir de divers morceaux de tableaux. Deux des photographies nous permettent en revanche de reconnaitre très clairement des répliques de toiles originales.
La Fornarina, Raphaël

Bachus malade, Caravage




Il en résultes des portraits aux traits grossis et proéminents. Les codes classiques réutilisées hors de leur contexte amènent mauvais goût. Les prothèses, qui ont été utilisé massivement ici sans essayer d'être camouflées, donnent une sensation de caricature, de mauvaise copie, et amène le public à se questionner sur la notion d'identité.











Fairy Tales, 1985, Cindy Sherman

Peu à peu Cindy Sherman s'éloigne des conventions, elle retourne les repères culturels usuels. Ses ré-interprétations prennent une dimension horrifique, grotesque.  

Dans la série Fairy Tales ( =  contes de fées ), qu'elle réalise en 1985, l'artiste bouleverse le genre féérique et le rend monstrueux. Nous ne sommes plus dans un conte mais bien dans un film d'épouvante.


Ses transformations sont brillantes, elle arrive a créé l'angoisse et le dégoût en maniant à la fois décor, cadrage, lumière et déformation de son visage.





FASHION, 1981, Cindy sherman


La série Fashion est issue d'une commande du vogue français à Cindy Sherman. L'artiste réinterprète les codes et les règles de la presse de mode pou créer des images dérangeante qui désobéissent au stéréotypes normalement exposé dans ce genre de presse.




Les clichés sont aux antipodes des corps lisses et parfaits qui défilent habituellement, Sherman montre des "victimes de la mode", des femmes qui semblent essayer d'appartenir désespérément à ce monde mais qui provoque l'épouvante.





 + Une vidéo où l'artiste parle de ce travail :


vendredi 30 décembre 2011

Rear Screen Projections, 1980, Cindy Sherman


Cette série est la première que réalise Cindy Sherman en couleur. Elle se photographie devant des projections de diapositives. Elle fait des références au monde et aux images de la télévision. Ce travail s'inspire énormément de son précédent (untitled film stills), les deux questionnent la représentation de la femme dans la société. 


Untitled Film Stills ( 1975-1980 )


Untitled film stills (= photographie de plateau sans titre ) est la première série que réalise Cindy Sherman.
La série comprend environ 69 photos en noir et blanc qui reprennent le genre de photos des "stills"des films de série B des années 50
L'artiste se met en scène comme dans ces fameuses séries dans des personnages féminins stéréotypés. Ce qui donne aux photos une autre dimension que celle de simple stéréotypes, c'est qu'elle arrive parfaitement à représenter la femme qu'elle incarne en prenant ses distances avec le personnage dans lequel elle s'est glissée. Les photos font aussi preuve de beaucoup d'esthétisme, chaque détail concernant le décor, le cadrage ou la lumière est étudié par Cindy Sherman afin que le spectateur s'y immisce complètement et ait vraiment le sentiment d'être face à des personnages féminins de vieux films en noir et blanc. 
C'est avec cette première série que l'artiste va montrer son côté caméléon, son talent de transformer son corps en base neutre et de le décliner en plusieurs personnages. Ce premier travail constitue en quelque sorte le ciment de l'oeuvre de sa vie, ce vers quoi elle s'orientera dans tout son parcourt.









Un chien Andalou

Un chien Andalou est un petit film ( 17 minutes ) réalisé par Luis Bunuel en 1928 , d'après un scénario de Salvador Dali et Luis Bunuel.


Tenter d'expliquer l'histoire de ce film serait peine perdue tant il est mystérieux et qu'il n'a pas vraiment de sens, et pourtant il ne s'agit pas pour autant d'un film d'absurde. On retrouve durant les 16 minutes deux personnages : un homme et une femme qui semblent vouloir se rejoindre mais qui ne le peuvent car trop de barrières les en empêchent. 
Beaucoup de scènes surprennent, un oeil coupé au rasoir, des fourmis sortant d'une main … Un chien andalou donne l'illusion d'un cauchemar, un rassemblement d'images, de sens qui lorsqu'elles se suivent ne paraissent pas censé mais qui expriment une angoisse psychique, un traumatisme. Cette oeuvre incarne parfaitement le mouvement dans lequel elle s'inscrit, le surréalisme.




Définition du surréalisme donné par André Breton dans le premier Manifeste du surréalisme :

«  automatisme psychique pur, par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale [...] ».