dimanche 1 janvier 2012

Hollywood/Hampton type, 2001


Cindy Sherman incarne dans cette série des "comédiens ratés ou tombés dans l'oubli posant pour des portraits afin de postuler pour un emploi". Le maquillage rend ces femmes usées, ridicules ...
Ce sujet est assez cruel mais la série reste néanmoins efficace. L'artiste soulève une fois de plus la question de l'apparence envers autrui dans notre société actuelle.








Cindy Sherman en couverture

OFFICE KILLER, 1997


Cindy Sherman continue dans le genre de l'horreur et sort en 1997 son premier film.
Le casting regroupe les actrices Jeanne Tripplehorn, Molly Ringwald et Carol Kane.
Le film tourne globalement autour de la question de la place de la femme dans la société.

Sex pictures, 1992, Cindy Sherman


Dans cette série, ce n'est pas sa personne que l'artiste photographie mais des mannequins de plastiques auxquels elle fait prendre différentes postures pour amener son sujet dans une dimension très sexuelle.
Les photographies de cette série sont pour la plus grandes majorités des représentations de femmes.
Elle joue avec les différents angles et postures des mannequins pour faire du corps de la femme un pur objet, réduite en un unique orifice.






History Portraits, 1988, Cindy Sherman

Afin de donner une nouvelle orientation à son travail, Cindy Sherman se tourne vers des classiques de l'histoire de l'art qu'elle parodie. L'artiste reprend les codes des peintures des maitres ( tons des couleurs, postures des personnages, expressions, habits... ) afin de les détourner.
La plupart des clichés de cette série sont alors construit à partir de divers morceaux de tableaux. Deux des photographies nous permettent en revanche de reconnaitre très clairement des répliques de toiles originales.
La Fornarina, Raphaël

Bachus malade, Caravage




Il en résultes des portraits aux traits grossis et proéminents. Les codes classiques réutilisées hors de leur contexte amènent mauvais goût. Les prothèses, qui ont été utilisé massivement ici sans essayer d'être camouflées, donnent une sensation de caricature, de mauvaise copie, et amène le public à se questionner sur la notion d'identité.











Fairy Tales, 1985, Cindy Sherman

Peu à peu Cindy Sherman s'éloigne des conventions, elle retourne les repères culturels usuels. Ses ré-interprétations prennent une dimension horrifique, grotesque.  

Dans la série Fairy Tales ( =  contes de fées ), qu'elle réalise en 1985, l'artiste bouleverse le genre féérique et le rend monstrueux. Nous ne sommes plus dans un conte mais bien dans un film d'épouvante.


Ses transformations sont brillantes, elle arrive a créé l'angoisse et le dégoût en maniant à la fois décor, cadrage, lumière et déformation de son visage.





FASHION, 1981, Cindy sherman


La série Fashion est issue d'une commande du vogue français à Cindy Sherman. L'artiste réinterprète les codes et les règles de la presse de mode pou créer des images dérangeante qui désobéissent au stéréotypes normalement exposé dans ce genre de presse.




Les clichés sont aux antipodes des corps lisses et parfaits qui défilent habituellement, Sherman montre des "victimes de la mode", des femmes qui semblent essayer d'appartenir désespérément à ce monde mais qui provoque l'épouvante.





 + Une vidéo où l'artiste parle de ce travail :